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Ouvrage

Quand la France sera réveillée par un Chinois, le monde tremblera !

 

Publié par yuntao

Entre les États-Unis et la Chine, il y a la France ; Entre Washington et Pékin, il y a Paris ; Entre l’anglais et le chinois, il y a le français ; Entre la force et l’intelligence, il y a l’héroïsme. La nation héroïque existe de deux façons : selon l’amour et selon la liberté. Le poème, c’est l’amour ; la révolution, c’est la liberté. La France est un poème dans la révolution.

La Révolution française est un miracle, Dieu est son père, le peuple sa mère. Le 14 juillet 1789 est sa date de naissance, Bastille son lieu.

La Bastille était le symbole de l’arbitraire de l’Ancien régime, prise par les Parisiens, c’était le cri de la liberté qui a déclaré : le Peuple est désormais Dieu de son destin ! La place de la Bastille debout sur ses ruines est le lieu consacré pour tous les pèlerins de la démocratie. Pour moi, elle est le Parthénon d’Athènes et le Temple confucéen de Qufu (lieu de naissance de Confucius) où je me plonge dans la méditation pour surmonter tous les défis.

M’asseyant sur l’escalier devant l’Opéra Bastille, les scènes historiques remontent à ma mémoire pour m’éduquer, les héros légendaires émergent pour m’encourager, la voix du peuple chante pour me guider. Les démons m’attaquent, la Bastille me console. Elle ne cesse d’attester mon destin dans l’Univers. Je suis prisonnier dans un monde en dormance comme Voltaire dans la veille de la Révolution.

Voltaire a été invité deux fois à la Bastille, la première lui a accordé le nom : Voltaire, la deuxième son âme : la révolution.

Le 16 mai 1717, Voltaire, qui ne s’appelait encore que François-Marie Arouet, a commencé ses vacances au Palais de Bastille. Ce jeune écrivain de 22 ans était accusé d’avoir écrit les vers satiriques contre le Régent et sa fille. 11 mois après, sa première pièce, « Œdipe » était sorti de la plume d’un nouveau pseudonyme : Voltaire. Il a obtenu un immense succès auprès du public. Le sieur Arouet inconnu est enterré dans la Bastille, mais Monsieur de Voltaire est né.

Le 17 avril 1726, grâce aux affaires avec des nobles, Voltaire s’est installé à nouveau à cet hôtel royal. Deux semaines de l’éducation de l’Ancien régime lui ont guidé une nouvelle vie : Dieu laïque de la révolution française. Tout a commencé par un petit épisode avec le chevalier de Rohan-Chabot. Ce jeune membre arrogant de la hiérarchie royale a apostrophé l’écrivain célèbre de la nation : « Monsieur de Voltaire, Monsieur Arouet, comment vous appelez-vous ? » Voltaire a répliqué alors : « Voltaire ! Je commence mon nom et vous finissez le vôtre ». Du coup, les conflits entre le gouvernant et le gouverné a conduit à une lettre de cachet qui a jeté Voltaire, un chien favori mais gâté du régime, à la Bastille. Pendant tout l’épisode, aucun « ami » noblesse de Voltaire n’était à sa côté. Toutes les réputations qu’il a gagnées n’étaient que la nourriture pour un esclave vêtu par le costume du maître. Le chien Voltaire est mort dans la bastille, mais l’Homme Voltaire a été debout. Il a libéré son âme de l’Ancien régime, Les Lettre philosophiques serait sa première flèche sonnant pour réveiller le peuple français !

Toutes les origines de la Révolution 1789, et des « dà gémìng » (la grande révolution) peuvent être résumés en une phrase simple : « Mon nom, je le commence et vous vous finissez le vôtre ! »  Tous les peuples détiennent l’âme de la révolution contre l’arbitraire, et la révolution est le droit sacré de l’Homme pour la liberté. Le meilleur copain de Voltaire est un révolutionnaire chinois, Chen Sheng (? – 209 av. J.-C).

 Il y a 22 siècles, dans une nuit de grand déluge à Daze, un paysan chinois, Chen Sheng a crié : « les princes et les généraux sont-ils réservés aux familles nobles ? » Non ! Chacun peut le devenir ! A cause de son régime arbitraire, le premier empire unitaire chinois, Qin était donc renversé par la révolution du peuple en 207 av. J.-C.

Liu Bang (256-195 av. J.-C.), un petit fonctionnaire au plus bas du régime, est devenu le premier empereur issu du peuple. Lui et ses « camarades révolutionnaires » ont fondé la Dynastie Han. Désormais, le peuple décide de son destin. Chaque dynastie qui déroge à la liberté perd sa légitimité, et les Chinois la détruisent et en fondent une nouvelle. Les Chinois se disent « Han » comme le nom de la nation, parce qu’ils héritent de l’âme de « Han » : la révolution pour la liberté.

Chen Sheng est le symbole de tous les révolutionnaires chinois, et sa phrase « les princes et les généraux sont-ils réservés aux familles nobles ? » n’est pas seulement inscrite dans le manuel scolaire jusqu’aujourd’hui, mais aussi enraciné au cœur des Chinois de génération en génération.

En fait, la révolution en Chine n’est pas la « révolution », mais la « tradition ». Avant la révolution de « Han », il y a eu deux alternances de dynastie par la révolution : la dynastie Shang (16e -11e siècle av. J.-C.) remplaçait Xia (21e – 16e siècle av. J.-C) la première dynastie chinoise, et la dynastie Zhou (11e – 3e siècle av. J.-C.) remplaçait Shang, parce que les deux dernières ne garantissaient plus la liberté. Zhou yi (peut-être le premier livre chinois, 10e siècle av. J.-C.) a fait l’éloge de « gémìng » (révolution) : « La ‘gémìng’ de Shang et Zhou est à la fois la volonté du Ciel et l’exigence du peuple. » Ce vieux vocabulaire chinois « gémìng » est donc utilisé comme la traduction d’un nouveau phénomène occidental : « révolution ». 

L’âme de la nation chinoise est composée de deux parties : la tradition qui défend la liberté, et la révolution qui restaure la liberté, lorsque la première est violée par les puissances. La tradition est le temps normal, mais la révolution est comme « l’état d’urgence ». Elles sont aussi les deux théories fondamentales du confucianisme. Les traditions immuables sont la nature de l’Homme comme l’humanité et l’amour, mais les révolutions sont le couturier qui habille les traditions de nouveaux costumes à la mode. La tradition et la révolution sont les deux côtés d’une même pièce qui s’appelle : la Liberté !

Donc, tandis que tout le monde est horrifié par la Révolution 1789, les Chinois sont peut-être le seul peuple qui applaudit ce miracle français, parce qu’ils ne sont plus solitaires et qu’ils ont trouvé leur « tóngzhì » (camarade) dans l’autre côté de l’Eurasie. La France est la Chine européenne, et la Chine la France asiatique.

Avant 1789, il y a eu les révolutions anglaises et la révolution américaine. Mais les premières ne sont que le « complot » entre les puissances pour partager le pouvoir, la dernière pour l’indépendance d’une nation « blanche » et « esclavagiste ». Seule la Révolution française est la révolution au sens chinois, car elle est née « du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Elle est donc universelle, La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est la rose unique dans tout l’histoire humaine.

Les Chinois sont les meilleurs camarades des Français, car ils comprennent totalement leur âme : la Révolution.

« La révolution, c’est la règle naturelle de l’évolution du Ciel ; la révolution, c’est la vérité universelle ; la révolution, c’est la nécessité pour sauver la nation pendant la période de transition ; la révolution, c’est la volonté du Ciel et l’exigence du peuple ; la révolution, c’est le nettoyage les corrompus pour sauvegarder les honnêtes ; la révolution, c’est de civiliser les barbares ; la révolution, c’est de faire des esclaves les maîtres... Vive la République chinoise ! Vivre la liberté de 400 millions de compatriotes de la République chinoise ! » - L’Armée révolutionnaire (1903) de Zou Rong (1885-1905) est le Common Sense de Paine et Qu’est-ce que le Tiers-État ? de Sieyès à la chinoise. Il était vendu plus d’un million d’exemplaires en Chine au début du XXe siècle. Enfin, la révolution de 1911 a terminé la monarchie et fondé la première république asiatique : la République de Chine.

 « La révolution n’est pas encore réussie, nos camarades devront continuer de faire des efforts ! » C’est le testament du Père de la Chine modern, Sun Yat-sen (1866-1925). Il est devenu la foi de la nation et encourage le peuple chinois à poursuivre la liberté jusqu’à nos jours.

La révolution est le dernier recours du peuple pour restaurer la liberté. Elle est éternelle, car la liberté sera enfin abolie par la classe dominante, quel que soit le régime.

Pourtant, dans la société d’aujourd’hui, la révolution peut avoir plusieurs formes non-violentes. Par exemple, la révolution de Charles de Gaulle en 1962 : par le référendum, le peuple français a renversé l’Ancien régime du XXe siècle, et gagné le droit pour chacun citoyen de choisir directement le président de la République. De même, la démocratisation chinoise sera la révolution intelligente, car les Chinois ne sont pas moins lucides que les Français.

En effet, les Occidentaux ont beau pleurer pour le monde qui serait dirigé par la Chine autoritaire, parce que la liberté est enracinée au cœur de chaque chinois depuis 5000 ans. La liberté est née avec la naissance de la nation chinoise, elle est la nation chinoise elle-même. 

Or, le miracle est engendré par la patience, car le peuple et le Ciel ont besoin de temps pour préparer la cérémonie de sa naissance.

La Révolution française n’est jamais passée, elle n’est jamais finie. La Bastille est toujours vivante.

Le soir du 6 mai 2012 après la victoire de François Hollande, des drapeaux étrangers brandis à la place de la Bastille ont déclaré à nouveau l’universalité de la Révolution française. Mais cela n’a couronné pas la France, faute des drapeaux des grands pays : la Chine, les États-Unis, l’Inde. L’élection du président d’une patrie spirituelle est la fête de tous les hommes, elle devrait être une double victoire : la conciliation pour les idées et la réconciliation pour les hommes.

La Révolution française du XXIe siècle triomphera au moment où tous les drapeaux nationaux s’embrasseront à la Bastille ! Le drapeau des « étoiles et des bandes » avec celui des cinq étoiles, le drapeau de la Roue du Dharma avec celui du croissant et l’étoile, le drapeau de l’étoile de David avec celui de l’Iran, le drapeau de Hinomaru avec celui de la Russe, le drapeau de Taegeukgi avec celui de la Corée du Nord ...  Et le président élu, une rose à la bouche, déclare qu’il épouse la République universelle !

 

PRIX (livraison comprise)
Bastille, Voltaire, la Révolution et les Chinois
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