Théoriquement, la démocratie de la République de Chine devrait être la meilleure du monde. Car elle est née d’un mariage entre la démocratie occidentale moderne et la démocratie confucianiste traditionnelle. La constitution de la République de Chine est cette belle coopération internationale.

Elle est fondée sur La Séparation des Cinq Pouvoirs de Sun Yat-sen(1866-1925) : D’abord les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire sont comme en Occident. Et puis, le pouvoir de supervision défend la transparence et l’honnêteté de la politique. Il est originaire du pouvoir traditionnel d’impeachment[1]. Enfin, le pouvoir d’examen garantit la qualité des élus par des examens spéciaux qui vérifient leurs compétences politiques. Il est originaire de « kejü » traditionnel. C’est un concours national pour choisir les homme politiques et les fonctionnaires.[2]

La République de Chine née en 1912 est un prince noble qui revêt le costume à la mode en traversant le temps avec une âme classique. Le confucianisme sinise la démocratie occidentale alors que cette dernière modernise le confucianisme.

Après 1949, la Chine se divise politiquement en deux parties : la Chine continentale gouvernée par la République populaire de Chine et Taiwan gouverné par la République de Chine. Selon leur constitution, chaque côté se veut le seul héritier légal de la Chine entière et de Sun Yat-Sen qui est le fondateur de la Chine moderne. Malgré des divergences politiques, la réunification de la famille chinoise est la mission constitutionnelle de deux côtés et le vœu de tous les Chinois dans la planète.

Voici des photos de mon voyage à Taïwan en février 2018. J’étais très heureux de passer le nouvel an chinois à Taipei.

Le nouvel an (2018) à l’ambassade de la République de Chine à Paris!

 

Je ne peux pas oublier un dialogue avec un chauffeur taiwanais à Hualien. Le matin du 13 février 2018, dans son taxi vers la gare, il m’a dit deux choses très impressionnantes :

1. Pardonnez-nous, il y avait 200 000 soldats taiwanais dans l’armée japonaise qui ont attaqué la Chine continentale. Mais nous n’avions pas de choix, c’étaient les Japonais qui nous ont obligés[3].

2. Mon grand-père paternel est venu de Zhangzhou dans la province du Fujian. Le sanctuaire des ancêtres de notre famille existe toujours au pays natal. Lorsque j’y suis retourné et pratiqué le rite du culte des ancêtres, nous avons pleuré ensemble dès que j’ai rencontré ma grande famille. Dès que vous, la Chine continentale, établirez la démocratie, je vais m’installer dans mon pays natal après la retraite. Nous sommes tous les compatriotes et notre racine est dans le Continent.

 

Taïwan est un miracle chinois au XXe siècle alors que la Chine continentale est un miracle chinois au XXIe siècle. Taïwan est une société moderne construite sur le confucianisme. Son régime repose sur la pensée de Sun Yat-sen. Mais la République populaire de Chine se regarde également comme l’héritier fidèle de Sun.

Taïwan (la République de Chine) et la Chine continentale (la République populaire de Chine) sont les deux fils d’une même mère : la Chine républicaine fondée par Sun Yat-sen.

Ces deux Républiques chinoises soulignent ensemble le nom de Sun Yat-sen dans le préambule de leur constitution.

La République de Chine déclare : « L’Assemblée nationale de la République de Chine, en vertu du mandat reçu de l’ensemble des citoyens, selon les enseignements légués par le Dr. Sun Yat-sen lorsqu’il fonda la République de Chine, et dans le but de raffermir la souveraineté de l’État, de sauvegarder les droits du peuple, d’assurer la paix sociale et d’améliorer le bien-être du peuple, adopte cette Constitution qui sera promulguée dans tout le pays pour être observée avec fidélité et persévérance par tous. [4]»

La République populaire de Chine raconte : « La révolution de 1911, dirigée par le Dr. Sun Yat-sen, abolit l’ancienne monarchie et fonda la République de Chine.[5]» Dans cette constitution du PCC, Sun Yat-sen est le premier personnage mentionné même devant Mao Zedong.

La réunification chinoise est donc inévitable comme l’Allemagne.

 

Groupe FB : les amis de Yun Tao

[1] Dans la République populaire de Chine (la Chine continentale), le même pourvoir, la Commission nationale de supervision a été créée lors de la révision constitutionnelle de 2018.

[2] 孙文, «三民主义与中国民族之前途», 1906 (Sun Yat-sen, Les trois principes pour le peuple et l’avenir de la nation chinois). Les trois principes sont : La démocratie libérale, le patriotisme et la justice sociale. 

[3] Taiwan était une préfecture de la province du Fujian dans la dynastie Qing. Il était occupé par le Japon (1895-1945) après la guerre sino-japonaise (1894-1895) comme les Allemands ont occupé l’Alsace-Lorraine après la guerre franco-prussienne(1870-1871). Pendant la Seconde Guerre mondiale, L’armée japonaise a recruté 207 183 soldats taiwanais dont 30 304 sont morts ou disparus. Puisque qu’ils ne sont pas japonais, ces morts taiwanais n’ont reçu la pension de guerre du gouvernement japonais jusqu’en 1987. Leur somme est moins de 10% de la pension des morts japonais. Pourtant, aujourd’hui les indépendantistes taiwanais sont fiers d’être colonisés par le Japon et ils se regardent comme « descendants » des Japonais. Car chaque homme a sa racine, s’il renonce à son vrai ancêtre, il sera obligé de chercher son faux ancêtre d’ailleurs. La désinisation dégrade leur intelligence et leur dignité.

[4] « 中華民國國民大會受全體國民之付託, 依據孫中山先生創立中華民國之遺教, 為鞏固國權, 保障民權, 奠定社會安寧, 增進人民福利, 制定本憲法, 頒行全國, 永矢咸遵。»

[5] «一九一一年孙中山先生领导的辛亥革命,废除了封建帝制, 创立了中华民国。 »

 

 

Musique traditionnelle chinoise à Grand Hotel Taipei pendant le nouvel an chinois

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